
De retour chez lui, le jeune Zongo n’est pas accueilli en héros, et pour cause : à la tête d’une troupe d’enfants soldats, il a pillé, tué, violé… La guerre maintenant terminée, c’est un autre combat qu’il doit mener, autrement difficile : faire comprendre à ses victimes que lui-même ne fut qu’un jouet entre les
Ce sobre récit dédié « à toutes victimes de guerre, en particulier les enfants-soldats » raconte le retour d’un jeune au village ancestral après trois ans de guerre civile, au milieu d’un paysage dévasté. La guerre et son cortège de violences sont condamnés dès l’abord avec des mots très forts : macabre, saccade, fauve, animalité. Le personnage principal, Zango, nous est présenté par petites touches : on apprend ainsi que ce gringalet de 16 ans, 1m70, émacié, étrange, traumatisé, aux yeux hagards, ignore les raisons de la guerre (pp. 8-9). Renvoyé chez lui à la fin des combats et conscient du mal qu’il a causé aux siens lors d’une attaque, il commence par se cacher, puis retrouve sa mère. Il souffre de flashbacks et revoit les exercices de tir, les civils fusillés, les incendies, les viols, les mutilations, le groupe de jeunes guérilleros qu’il dirigeait, la mort de son meilleur camarade.
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